film les sentinelles de la Loire

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Les sentinelles de la Loire – Documentaire en replay La France en Vrai – Pays de la Loire | France TVhttps://www.france.tv/france-3/pays-de-la-loire/la-france-en-vrai-pays-de-la-loire/8513837-les-sentinelles-de-la-loire.html

Barbara Réthoré et Julien Chapuis, deux biologistes, montent le projet Loire Sentinelle qui les mène des sources à l’estuaire. Leur objectif est de déterminer l’état de santé du plus long fleuve de France. La dessinatrice Aurélie Calmet embarque avec eux pour un périple de 1000 kilomètres. En chemin, tous trois partagent leurs observations naturalistes et leurs réflexions sur la santé de la Loire.

Diffusé le 11/06/2026 à 22h50 – Disponible jusqu’au 01/04/2027

Nous nous laissions au début de l’été en pleine canicule. Déjà. Encore. C’était fin juin, et nous traversions un second épisode de chaleur intense après celui de mai, et avant ceux de juillet puis d’août. Au printemps et à l’été, canicules, sécheresses et incendies n’ont cessé de se succéder, emportant dans leur sillage des milliers – millions ? – de vies. Cette hécatombe silencieuse, nous en avons été les tristes témoins tout au long de La Petite Descente de Loire Sentinelle : oisillons morts par centaines, incapables de résister au plus de 50°C sur certaines grèves de Loire ; poissons flottant ventre en l’air à la surface de l’eau, victimes de températures trop élevées et/ou du manque d’oxygène. Difficile de mesurer l’ampleur des pertes – certain·es s’y attellent, à l’image de cette enquête lancée par l’INRAE pour étudier l’impact des canicules sur les poissons d’eau douce – mais elles sont immenses. 

Tout aussi immense est la déception, sidération, colère – c’est selon – face à l’apathie, au déni ou, pire encore, au choix délibéré des décideurs de soutenir un modèle (agricole, énergétique, industriel…) qui nous plonge toujours un peu plus dans la catastrophe. Et alors que nous sommes de plus en plus nombreu·ses à faire l’expérience du deuil écologique. Une forme de deuil – appelée solastalgie – qui nous fait éprouver un exil sans départ, un « mal du pays inversé » : nous ne quittons pas le pays, c’est lui qui nous quitte, emporté par les sécheresses, les assecs, les feux… 

Parce qu’il nous a tou·tes touché·es, de près ou de loin, l’été 2026 peut être vu comme une opportunité de nous poser les bonnes questions. De nous demander comment continuer à cultiver le « sens de la merveille » si cher à Rachel Carson tout en restant lucides face à la catastrophe. Pour qu’elle ne nous engloutisse pas mais, au contraire, devienne un terreau fertile pour l’imagination et l’action, pour faire émerger le meilleur et le beau. Une opportunité aussi pour nous opposer à ce qui est injuste* et faire les choix politiques qui s’imposent à une époque où rappeler les faits scientifiques ne suffit plus, où il faut « politiser les canicules et dénoncer les défaillances des responsables. »